L’angoisse de la fin…

Je connais trop peu François Simon, cet écrivain et journaliste qui commet des livres tout simplement délicieux. A l’instar de Comment se faire passer pour un critique gastronomique sans rien y connaître, je pourrais aussi faire un article sur Comment se faire passer pour un critique littéraire sans avoir lu un livre… Sauf que l’ami ne fait pas à priori du copié-collé : il écrit avec ses tripes.

Dans N’est pas gourmand qui veut, il écrit pages 148 et 149 :

Le livre, donc, c’est une sorte de paravent.
En plus, un livre, c’est formidable. Si vous avez l’humeur voilée, cela vous donne en deux secondes le regard conquérant, gorgé de vie. Vous êtes en train de cavaler dans la pampa, un tigre est devenu votre ami, une Jamaïcaine cherche à vous empêcher de dormir seul.
Hélas, ce soir-là, le livre de Conrad se terminait ; je voyais le compte à rebours défiler à une vitesse inquiétante : page 199 (il y en avait 202), 200, 201, 202.

Et vous ? Comment voyez-vous arriver la fin du livre que vous êtes en train de lire ?

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L’angoisse de la fin…