Le Roman

Atlantis – David Gibbins

De nos jours, au large de la Grèce, alors qu’ils recherchent une épave minoenne susceptible de confirmer la suprématie maritime des Minoens à l’âge de bronze, Jack Howard et son ami Costa Kazantzakis remontent des entrailles de la Méditerranée un disque en or massif sur lequel sont inscrits des signes. Au même moment, à deux cents kilomètres au sud d’Alexandrie, le Professeur Maurice Hiebermeyer découvre sur le corps d’une momie égyptienne un papyrus mentionnant « Atlantis ». Les deux hommes, qui ont fait leurs études à Cambridge, se retrouvent à l’Institut archéologique d’Alexandrie pour confronter leurs découvertes. Nous y faisons la connaissance du Docteur Katya Svetlamova, de l’Institut paléographique de Moscou, qui est une spécialiste de la légende de l’Atlantide. Le papyrus révèle bientôt la situation de l’Atlantide mais les scientifiques se demandent ce qu’un texte grec pouvait bien faire en Egypte six siècles avant Jésus Christ, c’est-à-dire plus de deux cents ans avant l’arrivée d’Alexandre le Grand.
Dillon, le doyen, pense immédiatement à un fragment du manuscrit de Solon le Législateur. Celui-ci rendait compte de ses visites au grand prêtre Saïs. Se l’étant fait dérober, il aurait raconté une histoire peu exacte de l’Atlantide, une histoire qui aurait ensuite été déformée de génération en génération. D’où l’impossibilité de retrouver la cité mythique.   Plus tard, au large de la Turquie, on met à jour une cité engloutie du néolithique. Les hypothèses vont bon train : ce peut-il que ce soient là les traces du Déluge cité dans la Bible ? Ce peut-il que la brusque montée des eaux soit à l’origine de migrations qui ont engendrées les civilisations ? L’hypothèse selon laquelle l’indo-européen proviendrait de la Mer Noire corroborerait cela. L’équipe se lance donc dans l’étude des fonds marins, en évitant de tomber dans les pièges diplomatiques générés par les tensions entre Georgiens, Turcs et Russes. Une grande aventure qui commence par l’exploration d’un sous-marin nucléaire russe coincé dans les vestiges de l’Atlantide, se poursuit par la découverte de cette cité millénaire et se termine par une remontée en apnée. Claustrophobes s’abstenir ! Cette épopée est un mélange de Vingt mille Lieus sous les mers et de Voyage au centre de la Terre. Dans une très imposante Note de l’auteur, et à l’instar de Michel Benoît pour Le Secret du Treizième apôtre, David Gibbins met en miroir l’état des recherches et ce qui a été romancé concernant la cité mythique de l’Atlantide. Son hypothèse consiste à relier le Déluge de la Bible et la disparition de l’Atlantide. L’auteur est Docteur en archéologie à Cambridge et fait autorité dans le domaine passionnant des civilisations disparues. Un roman qui se lit comme on boit du lait, à condition de privilégier l’érudition à l’action car celle-ci n’est pas le premier ingrédient utilisé par l’écrivain. Il rend cependant très bien cette impression d’enfermement qui nous prend dès notre entrée dans le sous-marin abandonné.

Save

Une réflexion au sujet de « Atlantis – David Gibbins »

  1. Je n’avais pas été particulièrement séduite par ce roman dont le sujet me tentait bien de prima abord… Mais je trouve que tu en parles très bien !

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