Le Roman

L’angoisse de la fin…

Je connais trop peu François Simon, cet écrivain et journaliste qui commet des livres tout simplement délicieux. A l’instar de Comment se faire passer pour un critique gastronomique sans rien y connaître, je pourrais aussi faire un article sur Comment se faire passer pour un critique littéraire sans avoir lu un livre… Sauf que l’ami ne fait pas à priori du copié-collé : il écrit avec ses tripes.

Dans N’est pas gourmand qui veut, il écrit pages 148 et 149 :

Le livre, donc, c’est une sorte de paravent.
En plus, un livre, c’est formidable. Si vous avez l’humeur voilée, cela vous donne en deux secondes le regard conquérant, gorgé de vie. Vous êtes en train de cavaler dans la pampa, un tigre est devenu votre ami, une Jamaïcaine cherche à vous empêcher de dormir seul.
Hélas, ce soir-là, le livre de Conrad se terminait ; je voyais le compte à rebours défiler à une vitesse inquiétante : page 199 (il y en avait 202), 200, 201, 202.

Et vous ? Comment voyez-vous arriver la fin du livre que vous êtes en train de lire ?

3 réflexions au sujet de « L’angoisse de la fin… »

  1. Même pour les meilleurs livres que j’ai lu je n’ai absolument aucune angoisse de fin au contraire je dévore souvent les dernières 50 pages plus vite, car je suis prise dans l’histoire et que j’espère arriver au bout avant de devoir reposer le livre.Terminer un livre c’est souvent avoir la satisfaction d’une aventure enfin achevée mais c’est aussi retrouver la liberter de plonger dans une nouvelle histoire.

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  2. Cela dépend un peu de mon humeur en réalité. Si je suis en forme, j’ai hâte de terminer le livre pour savoir le plus vite possible ce qui va advenir avant d’aller dormir mais si je suis triste ou en colère, je ralentis au maximum ma lecture, de peur de quitter un monde qui me fait oublier mes tracas…

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  3. Ah ! quand le livre est excellent c’est un déchirement, un supplice de voir le mot FIN s’approcher.Le dernier livre à m’avoir fait cet effet: La Horde du Contrevent d’Alain Damasio. L’auteur a même poussé le vice jusqu’à numéroter ses pages à l’envers. Le compte à rebours est pire que le supplice de la goutte d’eau.

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