Le Roman

Jésus a-t-il laissé une descendance mérovingienne ?

Les Bergers d’Arcadie – Nicolas Poussin
Dans leur roman La Trace, (mon résumé ici) les auteurs donnent une version originale des secrets de Rennes-le-Château, et de la richesse inexpliquée de son abbé, l’abbé Saunière.

La sacoche de Jean s’avère renfermer des notes sur le secret de Renne-le-Château. Entre deux voyages, l’archéologue Jean de Saint-André, habitant Carcassonne, venait bavarder avec l’abbé Saunière. Religion et politique étaient leurs sujets de prédilection. Saunière collectionnait les livres d’histoire et d’ésotérisme, et fut notamment influencé par l’historien Louis Fédié : les Wisigoths, avec Alaric Ier à leur tête, auraient enterré dans la région un fabuleux trésor venant de la mise à sac de Rome. Parmi ces trésors se trouverait donc le Calice puisque Rome avait détruit le Temple de Jérusalem. L’abbé finit par trouver un parchemin dans le creux d’un pilier de facture Wisigoth de son église. Ce parchemin est écrit de la main de Joseph d’Arimathie et désigne l’emplacement du Graal. Saint-André l’achète un million de Francs or à Saunière ce qui explique, d’après les auteurs, l’origine de la fortune de l’abbé. Le Graal ne serait donc pas une simple succession de textes médiévaux et aventureux autour des Chevaliers de la Table Ronde. Dans leur livre, les auteurs font un bon résumé de la plupart des hypothèses émises sur Rennes-le-Château :

« Cette petite région qui s’étalait entre la fière cité de Carcassonne et le mythique château cathare de Montségur s’était, au cours des siècles, retrouvée au carrefour de plusieurs civilisations ! Les Romains, les Wisigoths, les Arabes… […] D’aucuns imaginèrent qu’il [l’abbé] avait mis au jour le trésor des Wisigoths ou des Cathares… D’autres penchèrent pour les richesses templières… Certains parlèrent d’un pactole abandonné par la reine Blanche de Castille ! D’autres encore, plus pragmatiques, optèrent pour la théorie de la découverte des réserves de faux monnayeurs ! Les plus terre à terre l’accusèrent même d’avoir simplement pillé les tombes du cimetière ! L’Eglise, enfin, le condamna pour avoir vendu des messes non honorées à travers toute l’Europe ! Qu’en était-il réellement de toutes ces théories ? Escroc ? Inventeur d’un trésor fabuleux ? Possesseur d’un secret capable de faire trembler les fondements mêmes de la chrétienté ? Ce fut cette dernière théorie qui […] capta le plus l’attention des ésotéristes de tout poil […]. Il [Emmanuel] se souvenait aussi de lecture énervée de L’Enigme sacrée, qui avait repris à son compte et pour argent comptant toutes les élucubrations concernant la théorie d’un terrible secret caché par l’Eglise ! Pendant la réfection de son église, l’abbé Saunière aurait découvert dans des tubes scellé quatre parchemins, quatre transcriptions de passage des Evangiles. A partir de là, commence pour l’abbé une aventure incroyable qui le mène à Paris chez l’abbé Bieil, le directeur spirituel des prêtres de Saint-Sulpice, puis au Louvre, devant un tableau de Nicolas Poussin, Les Bergers d’Arcadie, tableau qui semble être porteur d’un secret en rapport avec Rennes-le-Château. Ses relations diocésaines lui font rencontrer certains ésotéristes réputés, comme la cantatrice célèbre de l’époque, Emma Calvé. L’abbé Saunière aurait-il monnayé un terrible secret avec certaines hautes instances de l’Eglise pour taire sa découverte ? Nombreux furent ceux qui le prétendirent. Mais que contenaient ces manuscrits ? […] La réponse la plus appréciée des contempteurs du catholicisme fut la théorie selon laquelle Jésus aurait eu une descendance ! Une théorie qui se transforma dans l’esprit de beaucoup en certitude ! Marié à Marie-Madeleine, le Christ aurait engendré la lignée des Mérovingiens ! »

De nombreux romans font le tour de la question et je ne me lasse jamais de les lire ! La théorie d’un complot, soit de l’Eglise, soit contre l’Eglise, revient souvent dans les romans, avec en filigrane des parchemins qu’on aurait caché intentionnellement. C’est le cas dans le roman La Trace, mais aussi dans le Qumran de Eliette Abecassis, dans Le Secret du Treizième Apôtre de Michel Benoît, Le Triangle sacré de Didier Convard, et dans d’autres romans que j’ai lus et sur lesquels je reviendrai avec plaisir. Je n’ai pas d’opinion sur l’hypothèse selon laquelle Jésus ne serait pas mort sur la Croix et aurait laissé une descendance mérovingienne. Cette théorie est abordée dans A Tombeau ouvert de Kathy Reichs et a eu de réels théoriciens comme par exemple Donovan Joyce et Louis Fédié. Ce qui me plaît par contre, c’est d’analyser de quelle façon les auteurs de thrillers s’emparent de la légende et en font des histoires passionnantes !

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