Le Roman

Mo Hayder

Avec cette britannique un peu folle, il ne faut pas craindre l’odeur des cadavres. Elle va vous en donner jusqu’à la nausée. On mettra ce penchant sur le compte d’une vie émaillée des suicides ou assassinats de ses amis, d’un goût prononcé pour l’alcool et d’une tendance suicidaire. De ce côté-là, son mariage et la naissance de sa fille lui ont apporté un peu de stabilité, même si ses romans sont toujours aussi précis dans la description des meurtres. Le thriller est chez elle une technique expiatoire, une revanche sur son passé glauque. Le roman que je préfère est sans conteste Pig Island, parce qu’il traite de quelques-uns de mes sujets de prédilection : un monstre mystérieux, une secte sanguinaire, Satan qui rode aux alentours ; du bon gothique anglais ! Comme à mon habitude, j’emprunte les quatrièmes de couverture à l’éditeur en poche : Pocket.

Birdman
Dans un terrain vague de la banlieue de Londres, une pelleteuse met au jour cinq cadavres de femmes atrocement mutilées. Un seul lien unit tous ces corps tailladés puis recousus : un oiseau vivant est enfermé à l’intérieur de chaque cage thoracique.

C’est avec ces meurtres en série que l’inspecteur Jack Caffery inaugure son nouveau poste au Service régional des enquêtes sensibles. Et cette affaire tombe au plus mauvais moment pour lui. Entre l’hostilité de certains de ses collègues, sa vie conjugale étouffante et la tension grandissante entre lui et son voisin, qu’il soupçonne d’être responsable de la disparition de son propre frère, Caffery est mis à rude épreuve. Mais l’enquête dont il est chargé est de celles qui font oublier tout le reste. D’ailleurs, il le sait d’expérience : le cauchemar ne fait que commencer.

L’Homme du soir
Aux abords de Brockwell Park, quartier résidentiel dans le sud de Londres, un garçon de neuf ans est enlevé à son domicile, en présence de ses parents, retrouvés ligotés et complètement déshydratés après trois jours de séquestration.
La police pense aussitôt à un acte pédophile, d’autant plus que les enfants du voisinage évoquent un mystérieux « Troll » qui viendrait pendant leur sommeil.
C’est à l’inspecteur Jack Caffery que revient la pénible tâche d’enquêter : depuis la disparition – jamais élucidée – de son jeune frère, il est particulièrement sensible à ce type d’affaire.
Cette investigation lui permettra-t-elle de découvrir enfin la vérité sur le sort du disparu ? Et s’il côtoyait cette vérité à son insu, sans
se douter qu’elle est beaucoup plus sinistre qu’il ne l’imagine ?

Pig Island
Joe Oakes est journaliste et gagne sa vie en démystifiant les prétendus phénomènes paranormaux. En débarquant sur Pig Island, îlot perdu au large de l’Écosse, il est fermement décidé à vérifier si la trentaine d’allumés qui y vivent en vase clos vénèrent le diable comme les en accusent les gens de la côte. Et, surtout, il veut tordre le cou au mythe du monstre qui aurait élu domicile sur l’île, une mystérieuse créature filmée deux ans plus tôt par un touriste à moitié ivre.

Mais rien, strictement rien ne se passe comme prévu. Joe est confronté à des événements si atroces qu’ils bouleversent à jamais son idée de la peur et du mal…

Tokyo
Quand Grey débarque à Tokyo sans attaches, argent ni bagages, elle a beaucoup à prouver et encore plus à cacher. Sa rencontre avec Jason, pour lequel elle éprouve une fascination immédiate, est déterminante : il lui trouve un toit, une maison délabrée vouée à la démolition, et un emploi dans un club à hôtesses très privé. Ses clients ? Des yakuzas et un étrange infirme accompagné d’une nurse à la silhouette monstrueuse…

Mœurs inavouables, violence, écrasant secret… Ce nouvel univers est pourtant familier à Grey. Le but de son voyage ? Retrouver un mystérieux film à l’existence contestée datant de l’invasion de la Chine par les Japonais. Un seul homme pourrait l’aider. Un survivant du massacre qui refuse de répondre à ses questions…

Cet ouvrage a reçu le grand prix littéraire des lectrices de ELLE et le prix SNCF du polar européen

Une réflexion au sujet de « Mo Hayder »

  1. Une belle blonde à l’écriture ciselée comme un rasoir…. oui sauf que moi j’ai rien trouvé de nouveau depuis « Dragon rouge » et le « Silence des agneaux » de Harris ou pire encore « American Psycho » de Bret Easton Ellis. Je crois que je fais une overdose de tous ces psychopathes que l’on veut faire évoluer vers des actes toujours plus insoutenables les uns que les autres. En fait, je n’ai lu que « Birdman ». peut-être en lirai-je d’autre. Mais si l’on ajoute à ma culture psychomaniaque le film « Seven » de Fincher ou « Benny’s Video » de Mickael Haneke (film régulièrement déprogrammé bien que souvent sur les grilles de Arte), vous comprendrez que tous ces nouveaux psychopathes n’ont rien à envier à leur pères. Un petit conseil malgré tout de lecture dans le même genre : une française : Brigitte Aubert et son « Couturier de la mort » (le titre en dit déjà long😉 )

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s