Vie des Carnets de Pierre

Débat et défi n°3 de L’Arbre à livres

(Le Groupe de L’Arbre à Livres).

Avant de participer au débat proposé par Marchand de Sel, je rappelle le sujet : De plus en plus, les studios américains, comme de nombreuses maisons de production en Europe, se tournent vers les livres considérés non plus seulement comme une source d’inspiration, mais aussi comme un véritable vivier d’histoires où puiser. […] Pourquoi en nous sommes arrivés là? Les scénaristes sont-ils aujourd’hui à court d’idées? Ou le temps d’écriture d’un scénario est-il trop long pour les producteurs soumis au rythme du marché? Comment un écrivain peut-il accepter un tel deal? L’inspiration et l’écriture peuvent-elles être soumises à ce type d’impératifs mercantiles? Est-ce que ce phénomène ne risque-t-il pas de s’essouffler ou de lasser le public? Ou faut-il considérer que cette relation entre cinéma et livre a toujours existé et de sa pérennité dépend leur coexistence? Voilà autant de questions que je vous invite à vous poser.

Cela me donne l’occasion de vous faire une confidence : j’ai commencé un roman, ou plus exactement un thriller sur fond fantastico-scientifique ! Je suis dessus depuis plus d’un an… Je lis beaucoup de thrillers et de romans policiers car, outre de me faire frissonner, ils abordent souvent les problèmes de société. Et les problèmes de société interpellent la population beaucoup plus qu’on ne le pense : le thriller, puis son adaptation cinématographique ou télévisuelle, sont une façon souvent plus efficace de toucher les esprits qu’un bon documentaire sur Arte. (Même si je suis aussi un aficionado de Arte !) J’ai cité sur ce blog le roman de politique fiction de Michael Chrichton (Etat d’urgence) qui est pour moi un modèle du genre. Si ses œuvres principales finissent souvent par un film (il y a eu Congo aussi), c’est tout simplement parce qu’il n’y a pas grand chose à rajouter derrière lui pour passionner les foules ! C’est le premier point que je voulais mettre en évidence : les scénaristes s’inspirent souvent des écrivains parce qu’être prolixe, ingénieux, inventif, voire proactif sont des basics du métier d’écrivain. Tout simplement. Comme son nom l’indique, le scénariste brode des scénari sur des histoires qu’ils ont lues, vues et parfois vécues.

La deuxième chose à mettre en évidence est le fait que de nos jours beaucoup d’écrivains écrivent dans le but d’être adaptés au cinéma ou à la télévision. J’en ai pris conscience en lisant Comment écrire un thriller de André Jute. Il cite Kenneth Atchity, de l’agence littéraire AEI de Los Angeles, qui publie une liste des sujets qui sont in ou out. Cette liste est mise à jour scrupuleusement et est la bible à la fois des écrivains et des professionnels du cinéma. D’abord professeur de littérature, Atchity, qui est toujours producteur de cinéma et de télévision, est forcément influencé par son milieu et son expérience. Cette façon de procéder ne me choque pas car il restera toujours de la place aux romans non adaptables, (si cela existe), car une grande partie des lecteurs lisent un livre sans se demander s’il y aura ou pas une adaptation un jour. Pas vous ?

Pour les écrivains en herbe ayant une bonne pratique de l’anglais, je conseille aussi The Writer’s Lifeline, animé par… Ken Atchity, bien sûr…et dont l’objet est très clair : Writer’s Lifeline prepares writers for the commercial book and film marketplace by bringing your skills to the level of your talent and vision.

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