Le Roman

J’aime sa plume

Henry de Monfreid fait partie de ces fous qui passent leur existence à remonter à son sommet le sable de la Dune du Pilat. J’aime leur folie car elle ressemble à la vie de l’être humain : une fourmi qui pousse benoitement sa miette de pain.
Daniel Grandclément ne se trompe pas lorsqu’il titre L’Incroyable Henry de Monfreid la biographie qu’il a faite de mon héros. Celui-ci ne s’est pas préoccupé de la Dune du Pilat mais aura plutôt essayé d’écumer la Mer Rouge avec une petite cuiller ! A l’images des bobos d’aujourd’hui qui paient cher le droit de mateloter sur un trois mats, j’aurais travaillé gratuitement sur les boutres de ce loup de mer. Intrépide, tricheur, jouant des coudes bref, un battant comme je les aime. Pirate, trafiquant de drogue et d’armes. Emprisonné, évadé, ami de Teilhard du Chardin ou du communiste Paul Vaillant-Couturier, fasciné par Mussolini : de nos jours, on dirait de lui qu’il est complètement ouf !
Certes, je ne suis ni catho, ni communiste, et encore moins fasciste mais j’aime cet auteur, qui a écris plus de soixante-dix romans tirés essentiellement de sa vie, qui a piétiné les pensées dominantes de son époque, avançant dans la vie comme une fourmi besogneuse, toutes tripes dehors, la passion en bandoulière.
Mais c’est sans doute sur ce site que l’on en parle mieux. Bonne lecture.

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